La peinture figurative américaine


Georgia O'Keeffe, Pink and Yellow Hollyhocks, vers 1952

Georgia O’Keeffe, Pink and Yellow Hollyhocks, vers 1952

Durant l’hiver 1913, à New York, des milliers d’Américains découvrent le modernisme européen grâce à une exposition communément appelée l’Armory Show, qui présente l’avant-garde de l’art européen et qui provoque le scandale. C’est le début des grandes collections d’art moderne américaines ; quelques années plus tard, le MOMA voit le jour.

De nombreux artistes américains sont marqués par cette exposition itinérante et s’engagent sur la voie d’un réalisme social où l’on trouve notamment Edward Hopper ciselant la vie urbaine et solitaire de ses contemporains, mais aussi les premières peintures de Georgia O’Keeffe bouleversant les représentations du paysage américain ou encore celles de Charles Demuth qui s’intéresse à la représentation cubiste de sujets urbains et industriels.

L’Institut Diane de Selliers pour la recherche en histoire de l’art soutient une recherche iconographique sur ces différentes trajectoires artistiques de la première moitié du XXe siècle. Dans la continuité de l’histoire de l’art européenne, elles embrassent cependant un topos cher au cœur de l’Amérique : se démarquer du Vieux Continent. Ce faisant s’élève une nouvelle voix américaine vouée à tracer dans nos esprits les contours du Nouveau Monde.

Edward Hopper, Matin au Cap Cod, 1950

Edward Hopper, Matin au cap Cod, 1950