Art brut et contes populaires


L’art brut n’est pas un mouvement artistique ou un style. C’est un concept, théorisé par Jean Dubuffet (1901-1985), un moyen de penser l’art autrement. Pour Dubuffet l’art brut concerne les productions qui lui semblent concorder avec son idéal d’un art vierge de toute tradition académique, indifférent aux règles de l’art et à ses institutions de légitimation (musées, marché de l’art), un art éloigné de la culture savante, qui relèverait de l’« invention pure ».

Avant Dubuffet, on parlait souvent de « l’art des fous » comme d’un art qui permettait d’extérioriser des angoisses, des névroses ou bien d’être un remède pour guérir de ces mêmes angoisses.

On trouve dans ces œuvres de nombreuses thématiques communes avec les contes populaires : féerie, animaux fabuleux, châteaux, paysages imaginaires… Mais de même que les contes possèdent un double langage, s’adressant ainsi aux enfants comme aux adultes, l’art brut, qui semble parfois proche d’un art de l’enfance, manie aussi des références plus sombres, liées à des névroses ou des angoisses d’adulte, des obsessions érotiques, etc.

Aussi l’Institut Diane de Selliers a décidé d’explorer cette année les liens entre l’imaginaire des contes populaires et celui de l’art brut.

 

sorcière art brut